6 mars 2002

Ai été chez le coiffeur, discussion étrange, décalée; où le coiffeur (d'ailleurs un ami à JLo) me demande quel rôle je joue sous mes lunettes et mes cheveux; ne trouvant pas de réponse, il me dit qu'il y a un côté kafkaïen, quelque chose de "bureaucratique/fonctionnaire", ce qui m'a fait rire et lui aussi. Avons également discuté des autres salons de coiffure où les discussions de rigueur sont le temps et les nouvelles lignes du métro à Toulouse. Suis allé au Matin après, lecture du Cri du sablier; ai été saisi par le rythme alexandrin du texte, jusqu'à compter sur mes doigts les syllabes. A la maison, ai regardé le dernier volet du documentaire sur la torture durant la guerre d'Algérie, ai pensé à mon père et son silence qui a été lui aussi appelé du contingent, ai poursuivi les petits chats (travail de correction & de récriture).

5 mars 2002

Ai continué Le cri du sablier, vraiment saisissant. Ai été vraiment lessivé de tout le week-end, ai repris les petits chats, écriture à la main sur cahier petits carreaux, ai écouté les suites pour violoncelle de Bach, au lit tôt, les jambes allongées étirées.

4 mars 2002

Ai commencé Le cri du sablier de Chloé Delaume, écriture saisissante. Après le travail, ai été fissa chez Mme Mo, amener mon travail de la nuit dernière; y ai retrouvé Push crispé à l'ordinateur, s'acharnant à l'installation du graveur. Y avons passé deux heures sans succès; avons mangé le repas préparé d'une main de maître par Norio; Push s'est tué la voix à faire la seconde voix, la soirée c'est fini par un concours de rot devant le microphone - où Norio me rappelait le japonais dans le sinistre Grand Bleu, où comment suivre une préparation quasi olympique, avalant l'air et des litres de coca-cola pour sortir un rot long et profond, ponctué d'un rire de l'assistance. Suis rentré à la maison, me suis affalé épuisé, somme toute satisfait du travail. Croisons les doigts.

3 mars 2002

Levé à 9h30, ai été prendre le petit déjeuner dans le café du commerce de la place. Dans le guidon toute la journée en levant la tête; circulation monomaniaque entre le bousier, le canapé et la télévision; ai bien avancé sur ma partie. Ai trop fumé. Suis passé voir Mme Mo, avons bidouillé en sorte de se faire une idée, éclats de rire, c'est pas mal; des points à régler mais en bonne voie. En revenant, ai été voir H. qui revenait de Castres avec Ph., elle s'était pétée le talon d'une chaussure; suis revenu chez moi, ai fini mon bidule, très enthousiaste - envoi de plusieurs mails à Mme Mo. Couché une heure du mat', à bout.

2 mars 2002

Levé à 9h30, ai été prendre le petit déjeuner dans le café moelleux; ai vaguement lu Libé, étais déjà dans mon bousier. Dans le guidon toute la journée en levant la tête; circulation monomaniaque entre le bousier, le canapé et la télévision; ai bien avancé sur ma partie. Ai trop fumé. Suis passé voir JLo pour l'apéritif fait de limonade et de fraise. Une femme, la quarantaine élégante, est entrée dans le café, a commandé un whisky coca; ai illico pensé à mes petits chats, c'était flagrant; ai fait l'andouille. Ai enregistré la nuit des Césars pour Mme Mo, ai regardé en pointillé. Couché dans la nuit de dimanche.

1 mars 2002

Ai reçu un message urgentissime de Mme Mo (cf. PasK), annoncé un week-end chargé. Suis passé chez elle, bonne petite grosse nouvelle des Editions H.; Norio écrivait des paroles pour son prochain tube avec Push. Me suis mis au taf mollement vendredi soir - ai trouvé le thème; couché tôt pour être efficace le lendemain.

28 févr. 2002

Ai attendu les photos de FA.; suis passé au café moelleux - un panaché; cette fois-ci c'était Marvin Gaye -, puis suis allé voir Raphaël au Carnot - m'a offert deux verres de vin rouge -, puis suis allé voir Fantômes de Jean-Paul Civeyrac (en avant-première); ai rencontré Saïma dans le petit chinois à côté de la salle - la même salle se situe à côté du Libertio. Dans la salle il y avait 2000 & Bachir; film poétique sur les disparitions; ai été un peu gêné par le jeu de l'acteur principal, film inégal mais qui ne manque pas d'ingénuosité ni d'intérêt. N'ai pas assisté à la totalité de l'entretien avec le réalisateur, étais trop fatigué. Lecture des petits chats avant le dodo.

27 févr. 2002

Ai retrouvé H., Ph. au vernissage de Jean-Luc Parant; très belle exposition - dois y retourner -; la fille de Jean-Luc Parant est ravissante (tout de rouge vêtue); nous étions dans un recoin, et Ph. dit "et si on changeait de perspective ?", la mienne me convenait, vu sur le sein donné par la mère à son enfant. Avons poursuivi sur un autre vernissage plus modeste - peinture vert gris, des clous ou des trompettes, difficile à discerner -; suis passé chez Manu & Mimi, PasK nous a rejoint, délire autour du "pité énkélé dé ké, pé pa l'enkyé" [putain enculé de con, je ne peux pas l'enquiller], des produits ménagers, du projet de PasK; ai récupéré les cédés; ai mangé de frites pas cuites sur le retour; mail de FA. pour les portraits, endormi mollement mais rapidement.

26 févr. 2002

Ai été bouquiné dans le café moelleux; un verre de vin blanc & cigarettes. Tentative d'écriture sur les petits chats, mais ai besoin de recul, suis arrivé au point où un semblant de plan apparaït. Ai reçu un mail de PasK très encourageant quant à l'avenir (*), m'a remis en joie. Coup de fil de H., lui ai fait part de cette info, nous nous sommes fixés rendez-vous pour un vernissage demain; pris un rendez-vous avec Manu pour les bandes du disque et du court-métrage. Me suis couché tard, excité par les nouvelles.

25 févr. 2002

Me suis remis au petit chat; humeur presque enjouée bien que petit déchirement au creux de l'après-midi. Coeur d'artichaut. Ai été presque ému à la lecture du passage de l'imparfait au présent de l'écriture du soir.

24 févr. 2002

Levé tard, suis allé chercher mon pain, ai joué à Rapido dans le café aux posters de Johnny, n'ai pas gagné; grosse glande à ne pas me souvenir de choses concrètes, ai fait une lessive; ai fait du gueuloir pour me remettre dans la première partie des petits chats, envie de m'y remettre sérieusement, mais n'en ai pas encore trop la force; ai commencé à faire une longue réponse à Burgaud sur e-critures. Ai regardé Les randonneurs, pas mauvais mais pas aussi transcendant comme La femme interdite, ai regardé les deniers plans de Jackie Brown, lecture de la Généalogie.

23 févr. 2002

Levé tard - 11h30 -, suis allé prendre mon petit déjeuner au Grains de café - le café moelleux -, l'étudiante serveuse, et le drôle de couple là tous les samedi; n'ai pas décollé de chez moi, ai bricolé des sons - destruction métallique sonore, cha-cha lancinant ovalien -; me suis endormi en fin de journée pendant deux heures; suis allé faire mes courses à Monop', pluie, ne suis pas ressorti, ai un peu scribouillé; la glande jusqu'au milieu de la nuit.

22 févr. 2002

Suis passé voir JLo; il n'allait pas du tout - problème avec sa copine, sa mère, le dojo zen -; discussion en écoute, y suis resté un bout de temps - bien après le changement de service, le petit capitole s'anime après 22h; rencontre hasardeuse avec Xav. M., discussion sur l'e-critures. Suis rentré tard, ai mangé des frites sur le retour.

21 févr. 2002

Me suis endormi de travers en arrivant, le cou tordu au réveil. Ai relu certains passages des petits chats, n'ai pas eu la force de m'y replonger; ai retrouvé sur un vieux cédérom les archives perdues de 1999 (mails à Kar., quelques textes de l'époque minitel), lecture dans mon lit surélevé de la Généalogie - où comment Nietszche parle de l'inconscient, de la culpabilité, 50 ans avant Freud).

20 févr. 2002

Ai mis le sommier, ai dormi dans un vrai lit. Ai pris un bain sur les orgues de Bach, ai un peu écrit, les mots laborieux; ai relu quelques pages du journal, intriguant comme le coup de barre de la semaine dernière avait été pressenti; toujours lecture de Nietszche, enthousiaste.

19 févr. 2002

Ai mis en ligne la nouvelle mouture. Ai été un peu mieux (*); toujours aucune envie d'écriture, de quoique ce soit. Ai fait une lessive, rangé la maison, ai regardé Independance Day, "ils" l'ont fantasmé leur 11 septembre. Rarement vu un film qui s'enfonçait autant dans la médiocrité, à chaque réplique un nouveau palier est franchi. Très marrant. Lecture de la Généalogie de la morale, évident qu'il a un sens plus fort après le 11 septembre 2001 - les bons, les méchants.

18 févr. 2002

Ai continué la refonte du site; bientôt en ligne malgré les lenteurs; toujours pas repris les petits chats, me fais peur de remettre le nez dedans; ai été au resto avec H. et une copine à elle, discussion sur la maison de cette dernière, la télévision; lentement les choses reviennent à la normale, mais grosse fatigue et lassitude. Discussion au téléphone avec H., le fantôme, la transparence. Ai envoyé mail à Pouch pour la discussion sur le modeleur.

17 févr. 2002

Ai été encore plus angoissé que la veille; migraine persistante; ai commencé relecture de Nietszche Généalogie de la morale. Ai vu H., discussion autour de tout ça, migraine, n'ai rien fait. Couché tôt - 10 heures.

16 févr. 2002

Ai pris petit déjeuner au Grains de café. Journée vide et angoissée. Ai fini Quelqu'un de Pinget; ai lu Exil intérieur de Roland Jaccard - livre nul en soi, mais des bonnes citations. Ai eu mal à la tête, me suis couché à 9h du soir, dormir vide.

15 févr. 2002

Ai passé ma soirée chez Manu & Mimi; il y avait PasK & Nor, JéB & Chantal - ils sont partis assez tôt. Début à la vodka, discussion avec JéB sur Dumbtype & Rioji Ikeda, ai fait le malin avec Pinget, ai entendu le tube de Push Allez Japon avec Nor. au mic.; bonne blague de JéB sur Lourdes et les pneus neufs du tétraplégique. Avons mangé velouté velouté de PasK, était bon; ai continué sur vin rouge, fumage de machines, avons fini la soirée sur Pictionary en mime; Manu, Nor. & moi avons perdu lamentablement; Manu était livide, ai fini le vin rouge, rentré à la maison sous la pluie, sans avoir à réfléchir si j'existais encore.