5 janv. 2003

Lever 9h32, chaud et tard, trainasserie au lit, petit déjeuner. Ai été cherché le pain, les cigarettes (le froid est là, c'est l'hiver, premiers frissons). Suis resté à la maison et Monk, vaisselle, télévision (ma prochaine résolution: arrêter de regarder la télévision comme un âne; autres résolutions prises dans la journée: apprendre un poème tous les 15 jours, découvrir un peintre tous les mois), ai recopié la correction du 4ème. Suis allé boire un café, en rentrant ai écouté Coltrane, rendez-vous pris au pont, promenade, l'ai vu arriver de loin (la mère-noëlle rose), ai couru tout en ayant le sens du ridicule (c'est bon d'être bête!), louloute. Ai regardé Apollo XIII, m'en suis voulu -- aurais dû travailler, ai pris des notes ridicules --, ai lu Egon SChiele, coucher 1h32.

4 janv. 2003

Lever tard, cigarette au réveil, petit déjeuner rapide, ai passé un certain temps dans la baignoire. Ai fait les courses, ai acheté les Inrocks pour le cédé (me promet d'envoyer une chanson pour la fin de cette année). Sommes retrouvés au coin de la rue, avons bu un demi-demi, il pleuvait fort. Avons mangé la charcuterie, le fromage, écouté le cédé, avons un peu dansé (surtout l, ai été rapidement ivre et pris d'un mal de tête). Louloute dans les plumes. Soirée migraineuse et maussade, ai écrit au lit (d'après idée de la veille sur le 4).

3 janv. 2003

Lever au forceps, lecture de Vies minuscules dans le bus, petit déjeuner de madeleines au bureau, rien de spécial (ai continué le plan de La stratégie). Rendez-vous au pont, avons bu une bière dans un café étroit, mal à l'aise. Traversée du pont en faisant des prises de judo, avons été voir JLo, une autre bière à l'étage. Pitrerie avec couronne en papier, elle renouvellant sa danse sur le carreau de carrelage (slipette 2), moi le roi lubrique d'un royaume décadent avec la couronne de travers, elle a dessiné un calendrier, les dates importantes. Retrouvé Alex M. et Julien "suce mon couille", ai promis d'acheter les Inrocks. Petite promenade excitée au bus, ai déambulé à la recherche de nourriture, retour à la maison, omelette de reste, la fatigue reprenant le dessus. Ai cherché les accords de Take the 'A' train, tentative de la jouer en simplifiant les accords, ça sonne à peu près. Affalé sur le clavier, ai trouvé plat le 4ème ch., couché épuisé de la scie dans l'ordinateur (devrais retirer le second disque, c'est lui qui atomise). Sommeil mou.

2 janv. 2003

Réveil actif (étirements, baillements, saut du lit allègre), petit déjeuner et orange pressée, retour au bureau apaisé sans les têtes (à la fin de l'empire, nous y reviendrons). Humeur paisible, me suis laissé tenter à ne rien faire (activité pleinement dans mes capacités), un peu de bidouille, de tout & de rien. Rendez-vous pris à 18h avec Cl. (oubli volontairement inconscient du rendez-vous chez le dentiste "mais je croyais que vous preniez des vacances, je vous prie de m'excuser"), ai fait quelques courses en rentrant, Cl attendait, massage d'épaules, doucettes et tutti quanti, apéritif 1664 à la table, cigarette & mandarine. Dans le canapé, Cl a repiqué du Linda "la grosse vache" (le casque sur les oreilles lui confère une allure drôlatiquement extra-terrestre), ai bidouillé attentif le site -- ai essayé d'être crapuleusement fatigué, pas dupe quant à l'enjeu tout autre qu'une simple sieste -- le silence dans la pièce était serein, chacun à nos oeuvres de diverses envergures. Rendez-vous pris pour 21h, repas de soupe sur l'année du zapping, affligeance et désoléance, la panique à bord (me suis alors souvenu de mon engouement pour Loft Story, et pour le match France-Danemark pour des raisons extra-sportives). Ai travaillé sur les dérivées, à la bière et concentré. Correction de trois illisibles pages, l'humeur allègre était presque hystérique, plaisanterie de haute-volée avec Cl. (va falloir trouver une autre abréviation, celle-ci ne me plaisant guère), "dragqueen qui a chopé le SIDA" (le parfum Gaultier), "tou mé beur el mou", les péripéties des crottes de nez entre les touches du piano (l'idée de la liste des mauvaises résolutions pour l'année 2003 (verra-t-on en 2003, se réaliser le dicton "jamais 200 3"), n'empêche ses résolutions sont rares). Lecture du Schiele, nuit agitée (rêves étranges d'épouvante).

1 janv. 2003

Ai passé le réveillon chez Claire (avons assisté au spectacle de Zinki Winki), ai bu le vin, discussion post-moderniste sur les sujets post-modernistes en arts plastique (où comment paraître intelligent tout en buvant du vin). Lever à 13h30, mal de tête de vin blanc, humeur à rester au lit, mais somme toute enjouée. Suis allé au rendez-vous du pont, Cl. en manteau rose de père-noël, traversant la route en petits bonds de biche, "elle veut pas que je cours à sa rencontre quand même ?". Petite promenade rédemptrice, ouverture d'appétit -- poêlée de patates sautées et hâchée -- en compagnie du facteur à bicyclette (éclats de rire). Cl. a repiqué, ai remis en place le site, petite promenade, endormi dans le canapé, lecture du livre sur Schiele, dormir -- ravi.

15 mars 2002

Soirée molle; me suis endormi vers 19h, me suis réveillé vers 21h, ai vaguement mangé, me suis couché tôt.

14 mars 2002

Suis allé voir In the shadow of the sun (Derek Jarman), film expérimental sur musique de Throbbling gristle; film sur lequel il est possible de délirer jusqu'au bout - le soleil & la face cachée du soleil, l'entre les deux est cette ombre, ce film même, etc. Concert de Robin Rimbaud aka Scanner, garçon timide, musicalement rien de vraiment innovant ou déroutant, mais fait avec tact donc émouvant. Des nouvelles têtes en vue; en outre ai remarqué l'absence des "technozungles".

13 mars 2002

Suis allé à la soirée vidéos expérimentales annexia; intéressant; le public est nouveau, nouvelles têtes en vue. Ai continué dans le lit les petits chats, nouvelle idée, prolongation du temps.

12 mars 2002

Ai continué Je m'appelle le Rouge, me rappelle Calvino; écriture des petits chats sur table de la cuisine; rythme au bon train.

11 mars 2002

Ai mangé à midi avec Cé.; ai continué Je m'appelle le Rouge, me rappelle Calvino; écriture des petits chats sur table de la cuisine; rythme au bon train.

10 mars 2002

Ai écoute l'opéra de quat'sous, petit déjeuner, le soleil dans l'appartement, la fenêtre ouverte. Ai songé à carrément écrire un opéra façon Weill/Brecht, facétie vis à vis des comédies musicales. Ai acheté Je m'appelle le Rouge (Pamuk), Le Baphomet (Klossowski), L'essence n de l'amour (Belhaj Kacem). Coup de fil de H., grippée. Lecture du Pamuk, ai rangé mes étagères, me suis promené. Ecriture et correction serrées sur la table de la cuisine. Studieux.

9 mars 2002

Réveil matinal mal à la tête; ai appelé H. à propos de la soirée de la veille; ai bricolé une mélodie pour l'animation de Mme Mo La disparition. Ai commencé le tricotage à la main de la récriture de la seconde partie des petits chats, aime bien cette activité - tout aussi réjouissance que le premier jet. Ai fait un peu n'importe quoi question bouffe, ai écouté du grindcore; ai songé à écrire un truc sur le grindcore. Endormi le ventre creux.

Vendredi 8

8 mars 2002

Ai acheté Exit (Surya), la télévision (Bourdieu), Tableau analytique du cocuage (Fourier). Ai fait des recherches sur Zourabichvili et sa femme Anne Nancy-Bichvili (grand ami de Ph.) Suis passé au Matin, ai passé une partie de la soirée avec Ph.et Mq., H. étant malade. Ai frôlé l'incident diplomatique quand Ph. a parlé de la lettre écrite à H. cette été après notre week-end en Espagne. Ai foutu ma merde dans le quarteron de prof. de philosophie dans l'assemblée. Ne suis pas allé à la Tantina des burgos, suis rentré à la maison, en faisant un crochet par le Petit Cap., discussion avec Ramsés, avec un sandwich sous le bras. Ai appris la joyeuse réussite de FA. à son entrée aux Beaux-Arts.

7 mars 2002

Suis allé au Père Louis, puisque ai reçu avant-hier un SMS sur mon geiger m'invitant à 19h; n'y ai vu personne - hormis la fameuse Karine avec laquelle nous nous étions retrouvés dans une boite gay, où elle m'avait montré le contenu de dessous sa jupe, puisqu'elle avait pris pour siège le comptoir du bar; suis allé voir JLo, y ai pris un verre de vin rouge, lecture du libération sur le comptoir. Soirée scud party sur fral; n'ai pas mangé; lecture de quelques pages MBK, endormi creux.

6 mars 2002

Ai été chez le coiffeur, discussion étrange, décalée; où le coiffeur (d'ailleurs un ami à JLo) me demande quel rôle je joue sous mes lunettes et mes cheveux; ne trouvant pas de réponse, il me dit qu'il y a un côté kafkaïen, quelque chose de "bureaucratique/fonctionnaire", ce qui m'a fait rire et lui aussi. Avons également discuté des autres salons de coiffure où les discussions de rigueur sont le temps et les nouvelles lignes du métro à Toulouse. Suis allé au Matin après, lecture du Cri du sablier; ai été saisi par le rythme alexandrin du texte, jusqu'à compter sur mes doigts les syllabes. A la maison, ai regardé le dernier volet du documentaire sur la torture durant la guerre d'Algérie, ai pensé à mon père et son silence qui a été lui aussi appelé du contingent, ai poursuivi les petits chats (travail de correction & de récriture).

5 mars 2002

Ai continué Le cri du sablier, vraiment saisissant. Ai été vraiment lessivé de tout le week-end, ai repris les petits chats, écriture à la main sur cahier petits carreaux, ai écouté les suites pour violoncelle de Bach, au lit tôt, les jambes allongées étirées.

4 mars 2002

Ai commencé Le cri du sablier de Chloé Delaume, écriture saisissante. Après le travail, ai été fissa chez Mme Mo, amener mon travail de la nuit dernière; y ai retrouvé Push crispé à l'ordinateur, s'acharnant à l'installation du graveur. Y avons passé deux heures sans succès; avons mangé le repas préparé d'une main de maître par Norio; Push s'est tué la voix à faire la seconde voix, la soirée c'est fini par un concours de rot devant le microphone - où Norio me rappelait le japonais dans le sinistre Grand Bleu, où comment suivre une préparation quasi olympique, avalant l'air et des litres de coca-cola pour sortir un rot long et profond, ponctué d'un rire de l'assistance. Suis rentré à la maison, me suis affalé épuisé, somme toute satisfait du travail. Croisons les doigts.

3 mars 2002

Levé à 9h30, ai été prendre le petit déjeuner dans le café du commerce de la place. Dans le guidon toute la journée en levant la tête; circulation monomaniaque entre le bousier, le canapé et la télévision; ai bien avancé sur ma partie. Ai trop fumé. Suis passé voir Mme Mo, avons bidouillé en sorte de se faire une idée, éclats de rire, c'est pas mal; des points à régler mais en bonne voie. En revenant, ai été voir H. qui revenait de Castres avec Ph., elle s'était pétée le talon d'une chaussure; suis revenu chez moi, ai fini mon bidule, très enthousiaste - envoi de plusieurs mails à Mme Mo. Couché une heure du mat', à bout.

2 mars 2002

Levé à 9h30, ai été prendre le petit déjeuner dans le café moelleux; ai vaguement lu Libé, étais déjà dans mon bousier. Dans le guidon toute la journée en levant la tête; circulation monomaniaque entre le bousier, le canapé et la télévision; ai bien avancé sur ma partie. Ai trop fumé. Suis passé voir JLo pour l'apéritif fait de limonade et de fraise. Une femme, la quarantaine élégante, est entrée dans le café, a commandé un whisky coca; ai illico pensé à mes petits chats, c'était flagrant; ai fait l'andouille. Ai enregistré la nuit des Césars pour Mme Mo, ai regardé en pointillé. Couché dans la nuit de dimanche.

1 mars 2002

Ai reçu un message urgentissime de Mme Mo (cf. PasK), annoncé un week-end chargé. Suis passé chez elle, bonne petite grosse nouvelle des Editions H.; Norio écrivait des paroles pour son prochain tube avec Push. Me suis mis au taf mollement vendredi soir - ai trouvé le thème; couché tôt pour être efficace le lendemain.